Au début des années 90, quelques passionnés de Ferrari, un peu trop enthousiastes, en avaient assez des modèles à moteur central. Ce concept régnait en maître depuis 23 ans, et il était temps d'innover, de révolutionner le marché. Comment y parvenir ? Tout simplement en créant une Ferrari classique, et cela repose sur quelques ingrédients essentiels. Un retour aux sources, revisité dans un moule moderne. On part d'une carrosserie dessinée par Pininfarina, on la confie aux prestigieux carrossiers Scaglietti, et on laisse le cheval cabrer grâce à la 485. Dans l'esprit de l'époque, on confère à la voiture une silhouette moins affirmée, mais légèrement plus élancée que ses prédécesseurs, avec une allure de routière plus chic et distinguée. Contrairement à l'histoire de Ferrari, à partir de ce modèle, de nombreuses options sont disponibles. Au milieu des années 90, le chef-d'œuvre est prêt : la 550 Maranello fait ses débuts sur le Nürburgring. Tout le monde était prêt : la voiture de série la plus rapide au monde était née et allait devenir un classique absolu ; la toute dernière Ferrari à boîte manuelle. La Ferrari 550 Maranello.
Cette voiture a été livrée neuve en Allemagne et est parvenue à son propriétaire actuel par l'intermédiaire de son deuxième propriétaire. Il s'agit d'un jeune entrepreneur passionné d'automobiles. La voiture n'a jamais vu la pluie ni l'hiver, a toujours été entretenue chez le concessionnaire et remisée dans un garage chauffé. Elle y est protégée par une housse, des housses de sièges et même une housse de volant, et toujours impeccablement lustrée.
On pourrait décrire le profil type de l'acheteur d'une 550 Maranello. Celui-ci arbore une épaisse pilosité thoracique qui se devine sous une chemise en lin impeccable, est soigné à la perfection, avec seulement quelques charmants cheveux gris, et apprécie une légère odeur d'échappement qu'il considère comme naturelle. Avec une Maranello dans cette combinaison de couleurs, elle dégage aussi une aura presque mystique. Le premier propriétaire aux Pays-Bas était donc aussi l'avocat le plus célèbre du pays, fréquentait de jeunes blondes et s'habillait toujours avec extravagance et une élégance impeccable. Inutile de le nommer, n'est-ce pas ? Ce qui est formidable avec cette Ferrari, c'est qu'il s'agit de la dernière Ferrari disponible uniquement avec une boîte de vitesses manuelle, comme il se doit. Elle offre le parfait équilibre entre une voiture moderne et les sensations de conduite classiques d'une Ferrari. De nombreuses options sont disponibles, et cet exemplaire en est presque entièrement équipé. Tout a été réalisé avec le plus grand soin sur ce rare bijou noir sur noir : boutons collants, polissage minutieux, entretien complet, un imposant échappement de type tubi, et maintenant, seulement une nouvelle Bram. À bientôt ?