L'époque où l'on changeait encore de chaîne à la télévision grâce à des boutons sur le tube cathodique et où fumer était considéré comme bon pour la santé. Place à un vrai classique. Selon Enzo Ferrari, au grand dam des autres icônes de style, la plus belle voiture jamais construite : la Jaguar Type E.
Le six cylindres en ligne de 4,2 litres qui anime la féline noire offre une sonorité unique. Un grondement agressif et pourtant élégant. La nôtre appartient à la deuxième série, plus confortable que la première. Cette fois-ci, les phares étaient équipés de lentilles obturables (réduisant la condensation), le pare-chocs était mieux ajusté à la carrosserie et le système de refroidissement et les freins avaient également bénéficié d'améliorations majeures.
Jaguar avait aussi compris que la Type E n'était pas réservée aux hommes robustes qui ne se souciaient pas de la direction ferme et du dos mouillé à l'arrivée. La direction assistée et la climatisation ont donc été ajoutées à la liste des options. Ce premier propriétaire les avait toutes deux choisies.
La nôtre est, elle aussi, spéciale. L'ancien propriétaire restaure ses voitures avec tout l'amour, le temps et le dévouement nécessaires pour redonner vie à une telle icône automobile. Par exemple, il a opté pour une teinte Jaguar plus moderne, a fait réaliser l'intégralité de l'intérieur avec des passepoils teintés et a remplacé la boîte 4 cylindres par une boîte 4 cylindres XJ6 avec overdrive. Bien entendu, pour les puristes du « matching numbers », la boîte de vitesses d'origine est toujours présente. Quel plaisir de conduite après cette restauration ! Elle n'a parcouru que 1 200 kilomètres depuis et attend déjà son prochain propriétaire. Car c'est bien ce que l'on est avec une Type E.