Aston Martin. Une marque qui évoque les grandes demeures de campagne, les longues allées bordées de buis taillés en boules impeccables et les gentlemen fumeurs de cigares qui aiment arriver quelque part avec faste, mais discrétion. C'est ce qu'on appelle le luxe raffiné, Charles ! Avec la Virage, Aston a semblé perdre temporairement sa clientèle principale. Heureusement, le coupé V8 est arrivé, tel un cor de chasse, ramenant tout le monde en concession. Bien sûr, « tout le monde » est relatif ; les connaisseurs ne sont pas légion. Au final, 101 exemplaires ont été construits. Le coupé V8 a fait l'impasse sur la suralimentation et s'est concentré sur le luxe et la puissance. Ils sont parvenus à extraire 355 chevaux du V8 de 5,3 litres, permettant à sa silhouette élancée d'atteindre le 0 à 100 km/h en 5,9 secondes. Vitesse de pointe ? Vous pouvez affirmer sans hésiter que votre Aston atteint facilement les 400 km/h en quatrième. Bien sûr, vous gardez pour vous le fait que la boîte automatique n'ait que 4 rapports.
Et maintenant, on entend déjà les critiques penser : un volant de Mustang, des poignées de porte de Ford Mondeo et des rétroviseurs de Citroën CX, impossible ? On le pense. Mieux vaut bien emprunter que mal inventer ; en tout cas, la pièce semble plus à sa place sur cette voiture que sur celle d'où elle provient.
La nôtre ? Comme vous en avez l'habitude maintenant. Vert anglais avec un intérieur beige. Les sièges en cuir beige Connolly sont séparés par un passepoil vert foncé et des inserts en noyer foncé. Elle vient de France et est naturalisée chez nous depuis quelque temps ; depuis, elle est entretenue chez Kroymans. Elle est prête pour son prochain propriétaire qui saura la choyer avec style ; à bientôt ?