Le meilleur ou rien. - La Mercedes 560SEL
Une Mercedes pour les directeurs de banque, les hauts fonctionnaires et les chefs d'État au passé parfois… disons… sulfureux. Heureusement, Nelson a compensé ce défaut : lui aussi a eu droit à la version Sonderklasse allongée de la génération W126 ! En 1979, le premier exemplaire a été présenté au public au salon de Francfort (IAA). À une époque où les Allemands manquaient cruellement d'humour et vendaient des voitures en pièces détachées, sans plan de secours. Un design signé Peter Pfeiffer. Quoi ? On ne comprend pas, c'était si drôle, hein ?!
Au final, 818 000 W126 ont vu le jour, dont environ 28 000 circulent encore en Europe. Les autres, à l'instar des Land Cruiser et des Def, ont connu une seconde vie après leur retrait du marché européen. Elles pourraient donc progressivement rejoindre la liste des espèces menacées. La 560 a été conçue pour les marchés américain, australien et japonais, car la 500 SEL était jugée trop sage. On a donc allongé la course du 5 litres, surélevé légèrement les culasses et augmenté la puissance de 240 à 272 chevaux pour concurrencer les Allemands. Et ces voitures sont tellement puissantes que le voisin avec sa 325i se sent très mal à l'aise en s'insérant sur l'A1 ! La nôtre ? Comme vous en avez probablement l'habitude. Entièrement d'origine et non restaurée. Bleu foncé sur bleu foncé, toit ouvrant et aucune option. 96 000 kilomètres au compteur et entretien complet chez le concessionnaire. Le précédent collectionneur, à notre avis, l'a complètement sublimée. Les jantes d'origine sont fabriquées à la main en trois parties et son châssis est équipé de soufflets d'air. Entièrement réglables et contrôlables indépendamment. Plus de 4 000 watts de système audio ont été installés et tout est « caché », dans l'esprit de l'époque. Résultat ? La seule W126 avec du caractère. À bientôt ? - W126